Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 10:01
Voila le premier épisode terminé. Le deuxième est en préparation.


J'aimerais avoir vos impressions sur celui-ci. Ce que vous en avez pensé, ce que vous aimeriez lire dans les épisodes suivants, si vous voulez d'autres épisodes...

J'attends vos réactions.
Par Herbert
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 10:00
Quelques mois plus tard, le procès eut lieu. Les ravisseurs furent condamnés à quinze and de prison et à payer un dédommagement important à Marjorie. La collection de voitures qui avait été trouvée dans leur bâtiment avait été saisie et allait être vendue aux enchères.


Après négociations, il fut convenu que le stock de pièces qui devait initialement être détruit, allait être récupéré et partagé entre Marjorie et Hervé. Cela les aiderait à restaurer la Sahara à laquelle ils avaient entrepris de donner une nouvelle vie.

Le jour des enchères arriva et les voitures furent toutes rachetées au nom du club de 2cv auquel appartenaient Hervé, Marjorie, la boule et tous les autres.

Comme avait dit Marjorie: c'est une histoire qui finit bien!


FIN DU PREMIER EPISODE
Par Herbert
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 10:00
Marjorie leur raconta donc toute sa version de l'histoire:

Elle passa rapidement sur le début de l'histoire et la première visite à l'endroit même où ils se trouvaient car Hervé leur avait déjà raconté toute cette partie-là. Elle développa davantage la partie qui suivit la visite chez Gilles.

En rentrant, elle commençait à échaffauder des plans pour le futur quand elle aurait racheté la Sahara, sa restauration, l'ajout de ce modèle au patrimoine de leur club serait une chance pour eux, un modèle aussi rare! Mais il allait aussi lui falloir trouver comment mettre le plus d'argent possible de côté pour pouvoir l'obtenir car les deux autres aquéreurs potentiels paraissaient prêts à tout pour se l'approprier. C'est à partir de ce moment-là qu'elle avait commencé à contacter Hervé, tout d'abord pour lui parler de sa découverte mais aussi et surtout pour lui demander de participer à sa collecte de fonds. En attendant sa réponse, elle avait continué à faire des recherches sur ce modèle et c'était les mêmes papiers qu'Hervé avait trouvé chez elle dans son bureau. Mais dans la soirée, alors que la nuit était déjà tombée, la sonnette de la porte d'entrée avait retenti. Elle était donc allée ouvrir et les deux hommes qu'elle avait rencontré chez Gilles et qui l'avait certainement suivie forcèrent le passage et entrèrent dans la maison en la poussant violamment sur le côté. Pendant que l'un des deux la maintenait fortement, l'autre lui expliqua calmement qu'il était désolé de ce qui allait lui arriver mais qu'il leur fallait absolument acquérir ce véhicule et donc qu'ils allaient mettre toutes les chances de leur côté pour éviter les problèmes. Ils lui avaient donc par la suite demandé de s'habiller pour sortir et de fermer la maison. Elle expliqua qu'elle avait bien essayé de riposter mais l'homme la maintenait fermement et il n'y avait aucune possibilité de s'échapper. Elle avait donc obtemperé de mauvaise grâce et les deux hommes l'avaient chargée sur la banquette arrière de leur voiture. Après quelques dizaines de minutes de route, elle avait finalement atteri dans la cour de la grande maison où Hervé l'avait retrouvé avant de la perdre de nouveau. Elle avait été mise dans une pièce sans fenêtre et enfermée à clé après lui avoir donné un plateau avec quelques restes froids qu'ils avaient dû sortir de leur réfrigérateur. Elle avait très mal dormi cette nuit, cherchant à s'échapper mais sans succès, la porte était trop solide pour lui permettre de l'enfoncer et les deux hommes vivants dans la maison, une fois sortie de sa cage, il lui aurait ensuite fallu s'échapper de la maison ce qui était impossible sans être repérée. Le lendemain, toute la journée s'était passée de la même façon, enfermée dans sa pièce sombre, elle n'avait vu ses ravisseurs que quand ils lui avaient amené sa nourriture. Ils avaient fini par lui attacher les mains et les pieds pour l'empêcher de taper contre la porte et elle n'avait le droit à avoir les mains libres que pour manger et encore sous la surveillance de l'un des deux. Finalement, était arrivé le moment du rendez-vous avec le vendeur de la Sahara et elle espérait donc être libre dans la soirée pour pouvoir aller raconter ce qui s'était passé à la police. Mais quand ils rentrèrent, Marjorie les entendit se disputer sur comment ils allaient pouvoir faire. Et après une nouvelle nuit, elle avait été chargée de nouveau dans la mercedes pour être déposée dans la grange où tous ses amis l'avaient trouvée. Elle y avait été enfermée et attachée comme ils l'avaient trouvé.

Elle termina son récit en disant:

"Voila comment ça s'est passé, tout est bien qui finit bien.
- Ils n'ont eu que ce qu'ils méritent, grogna la boule.
- Pour ma part, j'ai toujours une 2cv pourrie dans ma grange, plaisanta Gilles.
- Je suis toujours disposée à vous l'acheter, dit Marjorie en riant.
- Je vous la laisse à une condition, reprit Gilles. Restaurez-la bien et emmenez-moi faire un tour. Nous serons quitte. De toutes façons, je serais bien incapable d'en faire quoi que ce soit tout seul."

Tous restèrent sans voix.

"Marché conclu, s'écria Marjorie qui revenait à peine de sa surprise.
- Je voudrais porter un toast, dit Pierre que l'on n'avait quasiment pas entendu depuis le début de cette histoire. A Marjorie, à sa nouvelle voiture et au fait qu'elle ait été retrouvée en bonne santé.
- A Marjorie, répondirent-ils tous en coeur.
- Et moi, enchaîna Marjorie, je voudrais remercier quelqu'un sans qui tout ça n'aurait sûrement pas aussi bien fini. Je veux bien sûr parler de mon ami Hervé, toujours là quand on a besoin de lui, toujours discret et prêt à aider. "

Et se tournant vers lui,

"A ton amitié Hervé!"

Et en levant son verre, elle s'approcha de son ami et lui déposa un tendre baiser sur les lèvres. Hervé rougit de la tête aux pieds et balbutia quelques mots incompréhensibles ce qui déclencha le fou rire général.

C'est dans cette ambiance et autour de Marjorie et de son nouveau petit ami que la soirée se termina.



Quelques mois plus tard...


(A suivre...)
Par Herbert
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 16:57
Ils se dirigèrent rapidement vers la sortie et ils virent arriver une fourgonette de la gendarmerie.

"Ah et bien les voila enfin, dit Hervé soulagé.

- Oui, il va maintenant falloir leur expliquer tout ça, répondit son nouvel ami."

Une fourgonnette de la gendarmerie s'arrêta non loin du groupe et trois personnes en uniforme en descendirent. Tous les personnes présentes se rapprochèrent immédiatement des deux prisonniers.

"C'est bien l'un de vous qui nous a appelé, commença le gendarme qui semblait être le chef.
- Oui c'est ça, répondit Hervé, c'est moi que vous avez eu.
- Et je suppose que ces deux personnes sont les ravisseurs dont vous m'avez parlé, repris le gendarme en faisant preuve d'une grande perspicacité."

Personne ne prit la peine de répondre à cette question qui paraissait plus rhétorique qu'autre chose. A la demande du gendarme, Hervé retraça toute l'histoire depuis le début. Un des deux autres gendarmes prenait des notes un peu en retrait pendant que les deux autres écoutaient religieusement. Le récit ne fut interrompu par personne. Même les accusés n'osèrent rien dire, toujours surveillés de près qu'ils étaient par la boule.

Après une bonne dizaine de minutes de monologue, Hervé termina son histoire par les péripéties de la journée en cours. Après s'être arrêté, le silence retomba sur le groupe. Le premier, le gendarme le rompit en demandant si quelqu'un avait quelque chose à ajouter à ce qui venait d'être raconté. Tous étaient d'accord pour dire que tout avait été dit. Le gendarme se tourna alors vers les deux personnes, toujours assises et ligotées par terre.

"Tout ce qui a été raconté par ce monsieur est la vérité? demanda-t-il
-Non... enfin si... balbutia celui qui paraissait être le chef depuis le début.
-Et bien laissez moi vous dire que vous êtes dans de sales draps, reprit l'officier d'un air menaçant.

Puis, se tournant vers ses subordonnés, ils leur demanda d'emmener les deux hommes dans la fourgonnette. Ils ne les délièrent même pas et c'est en sautillant qu'ils furent délivrés de la garde de la boule et aménés jusqu'à la fourgonnette.

L'officier demanda quelques renseignements supplémentaires à tous les membres du groupe pour lui permettre de faire un rapport plus précis de la situation expliqua-t-il et il jeta rapidement un coup d'oeil à l'interieur de la grange mais renonça à en faire l'inventaire devant la quantité de vieilles pièces amassées. Il se contenta de faire la liste de voitures complètes ainsi que de leur immatriculation et il prit congé de tous.

Le portail fut refermé et la clé cachée de nouveau dans le trou du mur où elle avait été trouvée quelques heures à peine auparavant. Puis, tous remontèrent dans les voitures après avoir convenu d'un commun accord de se retrouver chez le vendeur de la Sahara pour fêter l'heureux dénouement de cette histoire.

En chemin les commentaires allaient bon train dans chacune des voitures. Qu'allait-il se passer maintenant pour les ravisseurs de Marjorie? pour leurs voitures amassées dans cette grange ainsi que toutes les pièces? Quand allait avoir lieu le procès et qu'est-ce que Marjorie pouvait attendre comme dédomagements? Beaucoup de questions sans réponses de nouveau mais au moins, ils étaient tous rassurés quant à leur sort.

Le trajet fut sans histoire, juste entrecoupé pour récupérer la Laguna du vendeur de la Sahara et ils continuèrent jusqu'à arriver de nouveau dans la cour de la maison de Giverol qu'ils avaient découvert les jours précédents. Tout le monde descendit de voiture et sur invitation du propriétaire des lieux, entrèrent dans la maison.

Ils s'installèrent tous confortablement dans le salon et le maître de maison (Gilles comme il leur dit qu'il s'appelait) ressortit de la cuisine quelques minutes après avec dans les mains un plateau chargé de bouteilles d'alcool et de biscuits d'apéritif.

Marjorie leur raconta donc toute sa version de l'histoire: ...


(A suivre...)
Par Herbert
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 10:00
Allons-y, lança Hervé."

Les deux hommes s'approchèrent de nouveau de l'entrée par laquelle ils étaient sorti quelques minutes plus tôt.

La première voiture qui était garée en face de la porte était une ID 19, ancêtre de la DS dont la principale différence réside dans le fait que ses phares avant ne sont pas intégrés dans les ailes. A côté d'elle, une DS noire et brillante, comme celles qu'avaient les présidents français pendant quelques temps. Hervé expliqua à son compagnon que cette voiture était un concentré de technologie. Un grand nombre d'innovations montées sur ce modèle lors de sa sortie sont toujours d'actualité et montées sur les voitures haut de gamme d'aujourd'hui comme les phares avant directionnels par exemple. La suspension hydraulique en faisait une voiture très confortable qui lui garantissait une tenue de route hors pair même à 190 km/h qu'elle avait la capacité d'atteindre. Puis ils passèrent à la GSA qui était à côté d'elle. Hervé lui expliqua que ce modèle n'était pas un de ses préférés mais qu'il avait quand même son lot de fans. Puis venait le type HY, un des premiers modèles à moteur à essence selon Hervé, un véhicule apprécié des deuchistes car faisant preuve du même esprit de simplicité et de robustesse tout en proposant un plus grand espace. Et ils arrivèrent aux 2cv. Hervé expliqua qu'il était bien meilleur connaisseur de ces voitures-là que de toutes les autres présentes dans cette grange. Sur les quatre qui étaient garées l'une à côté de l'autre, Hervé reconnu une 2cv6, les modèles les plus récents avec leur moteur de 602 cm3 et leur carburateur double corps, atteignant sans problème les 115 km/h, une AZAM, le modèle de luxe au moteur de 18 chevaux un peu sous-dimensionné mais au grand nombre de variantes (portes suicides puis à ouverture classique entre autres), une AZU, la camionette des artisans de la fin des années 50 et du début des années 60 et enfin le dernier modèle, une type A, le premier et le plus rare des modèles de 2cv avec la Sahara. Celui-ci avait la bâche qui descendait jusqu'en bas de la face arrière de la voiture faisant ainsi office de porte de coffre, son capot et ses portes mécanosoudées comme celles de l'AZU étaient particulièrement appréciés par Hervé. Il en fit plusieurs fois le tour en détaillant chaque point à son compagnon.

"En vous écoutant parler, je commence à comprendre pourquoi ces voitures sont tant appréciées, dit-il admiratif à Hervé.
- Ce sont des voitures exceptionnelles, reprit celui-ci. Elles passent partout grâce à leur garde au sol importante et malgré leur petit moteur, elles ont un comportement très sain sur la route et bien qu'elles ne soient pas très rapides ni très sécuritaires comparées aux voitures actuelles, elles présentent l'avantage de pouvoir être réparées très facilement et avec quasiment aucun équipement.
- Je commence à comprendre l'intérêt qui était porté à ma voiture. dit le vendeur de la Sahara dans un sourire.
- Surtout que ce modèle a pour ainsi dire disparu maintenant, surenchérit Hervé."

Ils terminèrent leur inspection des voitures par la traction qui était protégée par le drap. Hervé était comme beaucoup de personnes de son âge, admiratif devant cette voiture qui datait du temps de son grand-père et comme beaucoup de passionnés de voitures anciennes, il souhaiterait en posséder un exemplaire un jour, mais il reconnut devant son nouvel ami qu'il n'y connaissait pas grand chose. Le reste de la grange n'était qu'un gigantesque amas de pièces détachées plus ou moins bien organisé selon les endroits. Il y avait principalement des pièces de 2cv, des ailes, des capots, des portes, des phares... tout un tas de pièces nécessaires à la restauration de ces voitures. Il y avait mêmes quelques châssis  et des moteurs de toutes sortes entreposés dans le fond. Il y avait certainement de quoi remonter plusieurs modèles rien qu'avec les pièces présentes dans cette grange.

Ils en étaient à ce stage de leur inventaire lorsqu'ils entendirent du bruit venant de l'extérieur.

Ils se dirigèrent rapidement vers la sortie et...

(A suivre ...)
 
Par Herbert
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